Le renforcement positif

Notre méthode d’éducation : le renforcement positif.

Comment ?, pourquoi ?

Tout ce qui va augmenter la probabilité qu’un comportement apparaisse ou se reproduise, s’appelle renforcement.
Tout ce qui va augmenter la probabilité qu’un comportement disparaisse ou ne se reproduise pas, s’appelle punition.

On peut renforcer (récompenser) son chien en lui apportant :

  • plus de plaisirs ou de gratifications : donner une friandise, faire une caresse, lancer une balle, partir en promenade, ouvrir une porte au chien qui attend sagement etc …On peut punir un chien (mais pas pendant une séquence d’apprentissage où, je vous le rappelle, on ignore les comportements non désirés) en lui apportant 

 

  • moins de plaisir : éloigner un plat qu’il convoite,  arrêter de jouer, le priver de notre présence ou lui imposer une certaine distance (isolement social)  l’ignorer,  etc….Il ne faut pas perdre de vue que l’on est toujours plus motivé  dans son travail (ou ses loisirs) si l’on espère recevoir des gratifications que si l’on s’attache juste à éviter des sanctions ou des désagréments. De plus si vous aimez ce que vous faites (job) et que vous en êtes récompensé par votre patron parce que vous le faites bien, il vous sera d’autant plus facile et agréable des faire des heures sup à sa demande et limite vous anticiperez sa demande.

Pour le chien c’est pareil, il aura envie de vous faire plaisir et anticipera vos demande et, même,  vous proposera d’autre jeux, activités….
On est donc bien obligé de convenir , que c’est le renforcement positif  qui procure le plus de plaisir et le plus de motivation à un chien au travail, en apprentissage, ou à la maison. D’où le nom raccourci de méthode positive.
Les relations entre le chien et son maître sont fondamentalement changées par rapport aux méthodes traditionnelles ou coercitives :

  • le maître ne se pose plus en dominant, « je dis, le chien fait » mais en guide, qui stimule la motivation et la créativité du chien, donc son autonomie, et qui canalise ses instincts, et donc favorise son insertion dans la famille et dans le monde civilisé. On ne parlera plus de donner un « ordre » à un chien, mais un de lui donner un « signal ». On ordonne au bagnard de casser des cailloux, mais pas au sprinter de courir. A ce dernier on donne le « signal » de départ.

 

  •  le chien  réalise que son maitre, s’il assume parfaitement cette position, est le leader de la relation, non parce qu’il faut le craindre mais parce qu’il  sécurise et  permet de s’épanouir.
    En aucun cas, le chien ne doit avoir peur de son maître, (ou de son environnement), ni se sentir trompé. Il s’agit de faire progresser le chien en le récompensant  pour tout acte (ou comportement) jugé bon, et non en le punissant  pour un comportement jugé mauvais.

Ne jamais terminer une séance d’apprentissage ou de jeux par un comportement désagréable ou un exercice raté, au besoin soit provoquer un bon comportement ou refaire un exercice déjà connu et parfaitement réalisé.
Un chien bien éduqué, qui respecte son maître voudra toujours lui plaire, ce qui entraînera inévitablement et spontanément de meilleurs comportements à la maison, comme à l’extérieur.
Ces techniques de renforcements positifs sont également très efficaces pour rééduquer un chien adulte. Le chien va vite comprendre qu’il a plus intérêt à proposer des bons comportements, qu’à chercher par tous les moyen des actions négatives.
Même les chiens séniors peuvent être éduqués en méthode positive : il n’est jamais trop tard pour leur apprendre de nouveaux exercices, il faudra juste un peu plus de patience…